«

»

Fév 27 2016

Le maraîchage bio s’invite à l’IMT

maraichageDes herbes aromatiques, des légumes mais aussi des fruits bio et leur transformation : c’est un jardin extraordinaire qui va voir le jour, dans quelques semaines, à l’Institut médico-technique.

C’était écrit. Un retour aux sources en quelque sorte. Mais qui se souvient de ce couvent où l’on ne cultivait pas uniquement l’art du secret ? A deux pas de la source Saint-Anne, sur les contreforts de Rouceux, qui peut se remémorer que l’actuel Institut médico-technique (IMT) fut également une école… agricole. C’est comme si l’idée d’accueillir là des activités de maraîchage, voire de petit élevage s’imposait donc d’elle-même. « J’avais des terrains et l’ambition d’aider un jeune qui s’installerait là pour y cultiver du biologique », sourit Thierry Conter, le directeur de l’IMT.

Il faut préciser que depuis la tempête de 1999 et son cortège de dégâts, ils ne furent pas légion à entretenir jardins et prairie. Or se tiennent là quelque 6 ha au total, dont 2,4 ha seront loués dans quelques heures par un tout jeune agriculteur : Kevin Leloup.

A 27 ans, ce diplômé en maraîchage, arboriculture et autres plantes aromatiques (il a obtenu une licence professionnelle dans ce domaine à… Marseille), est originaire de Fléville-devant-Nancy.

PHOTO_20160322_110600L’idée est de cultiver là une agriculture biologique paysanne de proximité. Pour ce faire, l’IMT représenté par Thierry Conter et le jeune agriculteur Kevin Leloup, viennent de signer une convention de partenariat et un bail de location des 2,4 ha de terres, à raison de 300 € par an. « Une démarche économique et sociale de développement et de relations durables mise en œuvre avec les compétences humaines et techniques nécessaires », est-il précisé. Une année entière se sera écoulée depuis la réponse formulée par Kevin Leloup via Terre de Liens dont le slogan n’est autre que « et si vous faisiez pousser des fermes ? »


Projet humain

À défaut de ferme, il poussera sur les hauteurs de la cité, de la menthe, du basilic, du persil, de la ciboulette, de la coriandre, du cumin mais également des salades, petits pois, choux, oignons, de l’ail, etc. Kevin investit 40 000 € dans cette « affaire » où tout reste à faire. Il acquiert notamment un tracteur (qu’il va chercher à Metz ce samedi) et deux serres d’environ 500 m² chacune. Montant estimé des aides : 25 000 € sur cinq ans, soit l’enveloppe allouée aux jeunes agriculteurs. Objectif d’ici à cinq ans : « Sortir un SMIC chaque mois », espère le jeune homme qui vient de s’installer à Neufchâteau avec son amie.

Autre objectif : constituer une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) qui n’existe pas encore mais qui a déjà été baptisée : Sain Bio’Z ! Comme cette symbiose que souhaitent ardemment les acteurs de ce projet dit « progressif » (avec des exploitants locaux pour l’engagement de paniers annuels) mais humain, d’abord. Un trait qui fera toute la différence.

Olivier JORBA VosgesMatin 27/02/2016

Laisser un commentaire